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Huawei aurait espionné les conversations des abonnés d’un opérateur néerlandais

Bad buzz pour Huawei : le géant chinois est accusé d’avoir espionné des millions d’abonnés de l’opérateur néerlandais KPN, pendant plusieurs années.

C’est une nouvelle affaire d’espionnage pour le groupe Huawei… Une enquête du journal néerlandais De Volkskrant, repris par Phonandroid, accuse l’équipementier chinois d’espionnage.

Le quotidien des Pays-Bas s’est basé sur un rapport interne de l’opérateur KPN, datant de 2010.

Huawei est à nouveau accusé d’espionnage

Huawei aurait espionné les données de 6,5 millions d’abonnés de l’opérateur téléphonique néerlandais KPN. Celui-ci s’appuie depuis 2009 sur l’équipement réseau de Huawei, pour proposer ses offres et services aux Pays-Bas.

Mais ce n’est pas tout. L’entreprise chinoise aurait également eu accès aux conversations de l’ancien premier ministre des Pays-Bas, ainsi que d’autres membres de son gouvernement.

D’après le quotidien néerlandais, Huawei pouvait accéder aux réseaux et aux systèmes de KPN depuis la Chine. Le groupe pouvait alors écouter à distance les conversations des abonnés de l’opérateur “de manière illimitée, incontrôlée et non autorisée”.

Huawei avait en fait accès à la base de données des numéros de téléphone, ce qui serait en violation avec la loi néerlandaise sur les télécommunications.

Des personnalités politiques concernées par l’espionnage

L’équipementier chinois aurait donc espionné des millions d’abonnés à KPN et parmi ces abonnés, on retrouverait des personnalités politiques dont des ministres néerlandais. L’ancien premier ministre du pays, Jan Peter Balkenende (2002-2010), ferait d’ailleurs partie des abonnés espionnés contre leur gré. Et des dissidents chinois seraient même concernés.

Le journal s’appuie sur un rapport interne de KPN effectué en 2010, où l’opérateur avait commandé un audit de son réseau à l’entreprise française Capgemini.

Le rapport de KPN indiquait en 2010 alors que la pérennité de KPN Mobiel était “grandement menacée”, allant même jusqu’à avancer que “les autorités et entreprises pourraient retirer la confiance placée en KPN s’il était rendu public que le gouvernement chinois peut mettre sur écoute des numéros mobiles de KPN et paralyser le réseau”.

Huawei et KPN nient toute intrusion chinoise

Les résultats de ce rapport avaient alors été étouffés, de peur des retombées publiques si les informations venaient à être communiquées, mais KPN aurait tout de même pris la décision de réduire son partenariat avec Huawei sur la maintenance de son réseau.

Et pourtant l’opérateur du pays des tulipes a démenti toute forme d’espionnage de la part de Huawei, suite à la nouvelle enquête du média De Volkskrant parue le 17 avril. KPN a indiqué à ses clients : “Il n’a jamais été constaté que des données clients ont été dérobées par Huawei sur nos réseaux, nos systèmes ou (que des numéros) ont été placés sur écoute. Si cela avait été le cas, nous en aurions informé les autorités compétentes ainsi que nos clients et pris des mesures contre le fournisseur”.

Le chinois Huawei a lui aussi tenu à rejeter toute accusation d’espionnage : “le rapport a été donné aux services de renseignements néerlandais il y a plus de 10 ans”. Et d’indiquer également avoir travaillé avec “l’autorisation explicite” de KPN. Affaire à suivre…

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