Google élargit encore le champ d’action de Gemini Spark. Présenté par la firme comme un agent personnel autonome, disponible en continu, il peut désormais prendre en main Google Photos pour gérer, éditer et partager les clichés à la place de l’utilisateur. Comme le détaille la page d’aide officielle de Google, tout se pilote par requête en langage naturel, sans intervention manuelle. Concrètement, l’application ne se contente plus de ranger les souvenirs : elle devient capable d’agir dessus, comme un assistant qui travaillerait en coulisses.
Des actions en chaîne déclenchées par une seule phrase
Gemini Spark exécute des flux de travail en plusieurs étapes à partir d’une seule consigne. Il peut chercher, organiser et sélectionner les photos et vidéos, retoucher, améliorer ou styliser les images, générer des collages ou des montages vidéo, résumer un événement et extraire le texte d’un cliché. Les informations contenues dans une image peuvent aussi être transmises à d’autres applications connectées, comme l’agenda, la messagerie ou la suite bureautique de Google.
Pour illustrer la promesse, Shimrit Ben-Yair suggère par exemple de demander à l’IA de retrouver tous ses selfies de vacances, d’effacer les foules en arrière-plan et de recentrer chaque photo avant de les ranger dans un nouvel album. La retouche s’exécute alors toute seule, en une seule phrase. C’est un changement de logique notable : l’utilisateur décrit le résultat attendu, et l’agent enchaîne les opérations nécessaires, là où Google Photos demandait jusqu’ici plusieurs manipulations manuelles.
Des tâches récurrentes pour entretenir la photothèque
L’autre apport concerne les tâches récurrentes. Gemini Spark peut agir en arrière-plan selon un calendrier, chaque semaine ou chaque mois, sans que l’utilisateur ait à relancer quoi que ce soit. De quoi transformer mécaniquement les photos du quotidien en albums souvenirs pour la famille.
Une arrivée progressive, réservée aux abonnés payants
Cette intégration n’est pas encore ouverte à tous. Elle est réservée pour l’instant aux abonnés américains de Google AI Pro ou Ultra, âgés de 18 ans ou plus, et ne fonctionne qu’en anglais, dans l’application Gemini sur mobile comme sur le web. Google prévient que le déploiement s’étalera sur plusieurs semaines.
La firme insiste aussi sur la protection des photos : les originaux ne sont jamais modifiés, puisque l’IA travaille sur des copies, les albums créés sont privés par défaut, et le partage d’un album ou l’envoi d’un e-mail exige une confirmation explicite de l’utilisateur.




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