5G : le lancement retardé à cause du Coronavirus

Les enchères concernant l'attribution des fréquences 5G devaient avoir lieu mi-avril 2020. Elles vont être repoussées en raison du Coronavirus.

5G

L’ARCEP, le régulateur des télécoms, a décidé de repousser les enchères de l’attribution des fréquences pour la 5G. Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free vont devoir faire sans. Mais ce n’est pas tellement une mauvaise nouvelle pour eux, qui ont énormément investi dans le déploiement de la fibre optique et qui sont mobilisés depuis quelque temps pour améliorer la couverture 4G.

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Nombreux sont les smartphones qui doivent sortir cette année — ou qui sont déjà sortis — qui sont compatibles avec la 5G.

Si la promesse des fabricants de smartphones est de nous faire bénéficier des atouts de la technologie 5G, celle-ci n’est pas prête d’arriver sur nos appareils puisque l’infrastructure n’est pour le moment pas là.

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Des enchères repoussées à cause du Coronavirus

Les enchères devaient initialement se tenir à partir du 21 avril, c’est ce qu’avait annoncé l’ARCEP en décembre dernier. Mais le régulateur a décidé de repousser les enchères, sans surprise, en raison de l’épidémie du Coronavirus qui sévit actuellement en France et du confinement qui s’ensuit. Les opérateurs devront donc attendre et l’ARCEP n’a pas donné de nouvelle date concernant ces enchères.

“Nous ne serons pas en mesure de maintenir les enchères. Nous allons étudier différents scénarios de reports pour être prêts le moment venu. Mais compte tenu des mesures de confinement actuelles, nous ne saurons pas les organiser mi-avril”.

ARCEP, propos recueillis par les Echos

Il y a peu de villes équipées d’antennes 5G en France pour l’instant, ou bien c’est à titre expérimental. Le réseau de cinquième génération devait être lancé en juin avec un déploiement qui aurait commencé en juillet. Cela n’aura donc pas lieu étant donné les circonstances actuelles et le choix de l’ARCEP de repousser les enchères pour attribuer les fréquences 5G. Des enchères qui auraient rapporté 2,17 milliards d’euros à l’État.

Le gendarme des télécoms devait être dans ses phases pré-enchères jusque dans la première moitié du mois d’avril mais avec l’épidémie, tout est repoussé. Pour l’instant, on parle d’un décalage de plusieurs semaines, mais cela pourrait bien sûr être amené à changer.